Jardins Commémoratifs Saint-Germain

Circuit patrimonial

Circuit patrimonialLe circuit patrimonial développé par les Jardins commémoratifs Saint-Germain se veut un rappel historique en six tableaux visant à exposer différentes réalités qui ont marqué nos cimetières, selon les époques.

Aux détours des sentiers que vous pouvez parcourir, vous rencontrerez des tableaux sur : L’archevêché de Rimouski, l’Œuvre Langevin, Les Ursulines, Les croix de nos cimetières, un Jardin de la mémoire, et finalement, le Mausolée Saint-Germain.

Cimetière Saint-Germain

Frère Jean Beaulieu, bon samaritain

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1931 à Sainte-Angèle-de-Mérici, Jean Beaulieu, membre des Frères du Sacré-Cœur, vit un point tournant de son existence en 1974 alors qu'il rencontre Jean Vanier. Ce philosophe français est le fondateur de l'Arche, qui aide aujourd'hui les déficients intellectuels dans 40 pays à travers le monde. Malgré son peu d'années de scolarité, Jean Beaulieu se lance avec ambition dans des projets charitables. Avec d'autres, il fonde à Rimouski trois organismes pour les gens dans le besoin : l'Arbre de vie (repas offerts aux personnes à faibles revenus), l'Arrimage (pour contrer la dépendance à l'alcool et à la drogue) et le Centre de crise et de prévention du suicide. Il accompagne également les prisonniers du Centre de détention. Un vrai bon samaritain, le frère Beaulieu est décédé en 1993.

Paul Brière, gardien de rivière à saumon

Né le 27 octobre 1854 à l'Isle-Verte, Paul Brière avait été baptisé sous le nom de Napoléon Joseph, mais il finit par changer de nom, et il a transmis le nom de Brière à plusieurs descendants. Son père était d'origine abénakis et sa mère était non autochtone. Lorsque Paul était enfant, il résidait dans la réserve malécite de L'Isle-Verte. En 1885, il épouse Marie-Victoire Régis, d'origine innue. Le couple déménage à Saint-Épiphane, plus au Bic. Ils eurent 15 enfants, dont six décédèrent en bas âge. Chasseur et pêcheur, Paul a eu la garde de la fausse aux saumons du Bic pendant plusieurs années. Sa femme était sage-femme. Il mourut en 1929, à 74 ans, et il est inhumé au Bic. Sa femme décéda plus tard, à 85 ans, au Bic. Ils laissèrent plusieurs descendants dans la région et ailleurs.

Jules A. Brillant, homme d'affaires

Cliquez pour agrandir cette imageNé le 30 juin 1888, dans la vallée de la Matapédia, Jules-André Brillant s'est révélé comme étant un homme d'affaires habile et ambitieux. En 1922, à Rimouski, il crée la Compagnie du pouvoir du Bas-Saint-Laurent. L'année suivante, il acquiert le journal Le Progrès du Golfe. En 1927, il met sur pied la Corporation de Téléphone et de Pouvoir du Québec, l'ancêtre de Québec-Téléphone, acquise plus tard par TELUS. En 1929, il achète et fusionne deux compagnies maritimes, créant ainsi la Compagnie de Transport du Bas-Saint-Laurent. En 1937, il fonde la station de radio CJBR, aujourd'hui propriété de Radio-Canada. Entrepreneur prospère et influent, Monsieur Brillant s'implique aussi dans divers comités économiques et politiques. Il s'éteint le 11 mai 1973. Une rue est nommée en son honneur.

Sandy Burgess, journaliste

Cliquez pour agrandir cette imageNé le 14 mai 1931, Sandy Burgess a été un journaliste et un éditorialiste respecté dans tout le Bas-Saint-Laurent. Défenseur des pauvres et des opprimés, il n'avait pas son pareil pour dénoncer les injustices sociales et les abus politiques. Sa carrière s'est déroulée à CJBR, à CFLP, à Radio-Canada et au journal Progrès-Écho. Sa forte personnalité était soutenue par une culture encyclopédique, un amour intense pour sa région, une générosité envers les gens et aussi, par un humour pétulant. Ses éditoriaux, qu'il lisait avec sa voix forte, avaient de grandes répercussions dans l'opinion publique. Il a contribué à former de nombreux journalistes et annonceurs, notamment Bernard Derome et Pierre Nadeau. Il est décédé le 30 août 1983. Une rue porte son nom à Rimouski. Une fondation a aussi été créée en son honneur pour encourager les vocations journalistiques en région.

Alma Caron, victime de la Grippe espagnole

Cliquez pour agrandir cette imageNée en 1891, Alma Caron, une résidente de Rimouski, est décédée lors de la première vague de l'épidémie de la Grippe espagnole, en 1918. Cette terrible épidémie a fait autour de 60 millions de morts, soit plus que la Première Guerre mondiale, et ses effets ont été ressentis avec intensité jusqu'à Rimouski. Rien ne prouve que cette grippe très contagieuse était originaire d'Espagne! Elle a été nommée « grippe espagnole » car le roi d'Espagne en a été très malade et parce que les médias d'Espagne signalaient plus abondamment les ravages de cette épidémie que les médias des autres pays européens, eux qui étaient en guerre et qui avaient tendance à censurer l'information sur cette question délicate.

Marie-Anna Caron, intervenante sociale

Marie-Anna Caron a été une pionnière pour l'épanouissement social des femmes de la région. Née le 25 mai 1904 à Sainte-Félicité, elle commence sa carrière dans le domaine de l'enseignement. En 1939, avec le soutien de l'abbé Alphonse Belzile, elle fonde les Dames de l'Union catholique des cultivateurs (UCC) du diocèse de Rimouski (ancêtre de l'actuelle AFÉAS). Cette nouvelle section féminine fait écho : des fermières de plusieurs régions du Québec réclament un congrès réunissant toutes les fermières intéressées par le mouvement. Ce congrès, tenu en 1944, donne naissance à l'Union catholique des fermières, et Marie-Anna Caron y assume le rôle de première secrétaire générale provinciale. Elle est également à l'origine de la création du Syndicat coopératif des Arts paysans. Elle reçut une médaille de reconnaissance du gouvernement du Canada. Elle s'éteignit en 1985.

Quatre cimetières

L'actuel cimetière Saint-Germain se trouve à être le quatrième cimetière situé au centre-ville de Rimouski. Le premier cimetière, qui a été en fonction de 1712 à 1883, était installé sur le terrain de l'actuelle salle de spectacle. Le deuxième cimetière (1863-1890) était situé derrière la cathédrale. Un troisième cimetière a ensuite été fonctionnel de 1890 à 1946, situé plus haut sur la rue de la Cathédrale, près de la voie ferrée. L'actuel cimetière Saint-Germain, sur la rue Saint-Jean-Baptiste Est, se trouve donc à être le quatrième. Le terrain a été acheté des Sœurs du Saint-Rosaire en avril 1946. Au début de années 1950, les corps inhumés dans le troisième cimetière ont été transférés dans le cimetière Saint-Germain.

Mgr Georges Courchesne, religieux et éducateur

Cliquez pour agrandir cette imageGeorges Courchesne a été une figure marquante dans l'éducation et dans l'occupation du territoire régional, tout en étant un évêque très conservateur. Il est né le 13 septembre 1880, à Saint-Thomas-de-Pierreville. Après des études à Nicolet et en Europe, il enseigne à Nicolet puis à l'Université Laval, en pédagogie. Il est ordonné prêtre en 1928 à Rimouski. Pour contrer la crise économique des années 1930, il glorifie la vie rurale et encourage les agriculteurs à s'organiser. Fervent promoteur de l'éducation, il dirige l'École normale de Rimouski pendant 20 ans. Dans le diocèse, il contribue, dans les années 1940 et 1950, à la fondation d'écoles normales, d'instituts familiaux et d'écoles spécialisées. Homme d'idées et de convictions, il s'était donné pour mission d'éduquer et de guider ses fidèles... dans le respect de l'autorité et de la religion. Il mourut le 14 novembre 1950.

Mohammed-El-Sabh, océanographe

Cliquez pour agrandir cette imageNé en Égypte le 10 septembre 1939, Mohammed El-Sabh a été l'un des trois premiers professeurs en océanographie embauchés par l'UQAR. Après avoir fait son doctorat en océanographie physique à l'Université McGill, le jeune chercheur arrive à Rimouski, en 1972, avec la mission de développer l'enseignement et la recherche en sciences de la mer. Il a supervisé une vingtaine de mémoires de maîtrise ou de thèses de doctorat. Grâce à son impressionnant réseau de contacts et à ses talents de rassembleur, il a travaillé à l'organisation de plusieurs colloques, à Rimouski et à travers le monde. Il était aussi impliqué dans la Fondation de l'UQAR. Il est décédé le 8 février 1999. Par ses cours, ses travaux et ses publications, il a contribué à faire connaître Rimouski sur la planète en océanographie. Il a reçu plusieurs distinctions et une rue porte son nom, au sud de l'Université.

Empress of Ireland, monument commémoratif

Cliquez pour agrandir cette imageDans le cimetière Saint-Germain se trouve un monument érigé en l'honneur des naufragés de l'Empress of Ireland. Cette triste page d'histoire est survenue le 29 mai 1914, alors que l'Empress of Ireland, ce paquebot transatlantique qui assurait la liaison entre Québec et Liverpool, fit naufrage au large de Pointe-au-Père, après avoir été frappé, en pleine nuit et dans la brume, par un navire norvégien qui remontait le fleuve. On a compté 1012 victimes sur les 1477 personnes qui étaient à bord de l'Empress. Ce qui en fait l'un des plus grands naufrages du 20e siècle, avec le Titanic et le Lusitania. Plusieurs activités de remémoration ont été organisées à Rimouski en 2014 pour souligner le centenaire de cet événement.

Sir Eugène Fiset, médecin et politicien

Cliquez pour agrandir cette imageEugène Fiset a été médecin, il a occupé des postes dans l'armée canadienne, et il a fait carrière comme politicien fédéral avant d'être nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec. Né à Rimouski le 15 mars 1874, il débute sa carrière comme médecin, au Bic, mais son attrait pour la vie militaire le mène vers la milice canadienne. Il accède au grade de major en 1898. En Afrique du Sud, durant la guerre des Boers, comme capitaine-chirurgien, il soigne les militaires blessés, souvent au péril de sa propre vie. Au cours de la Première Guerre mondiale, il joue un rôle prépondérant dans l'armée, ce qui lui attire des honneurs. En 1924, il est élu député libéral de Rimouski à Ottawa, et il sera réélu jusqu'à 1939. Il devient ensuite lieutenant-gouverneur pendant une dizaine d'années. Son intensité et son caractère bouillant attirèrent la reconnaissance des Rimouskois. Plusieurs le pleurèrent à son décès, le 8 juin 1951.

Andrée Gauthier, journaliste

Cliquez pour agrandir cette imageNée à Rimouski en 1912, Andrée Gauthier (née Garon) a mené une longue carrière dans le monde du journalisme régional. Elle commence sa carrière comme secrétaire juridique au bureau du notaire Eudore Couture. Celui-ci étant également directeur de l'hebdomadaire Le Progrès du Golfe, Madame Gauthier rédige bientôt quelques articles pour ce journal, apprenant le métier en le pratiquant. Elle combla sa passion pour le journalisme pendant près de 70 ans, prêtant sa plume à plusieurs hebdos régionaux dont L'Information de Mont-Joli, Le Courrier de Trois-Pistoles et Le Progrès-Écho de Rimouski. Féministe militante, elle traite régulièrement de la condition des femmes. À Rimouski, elle a aussi contribué à la mise sur pied du Conservatoire de musique, de la Villa de l'Essor et de la première garderie publique. Elle mourut le 1er décembre 2004.

Wilfrid Huard, aumônier

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1905, originaire de Saint-Anaclet, l'abbé Wilfrid Huard a participé à la Seconde Guerre mondiale à titre d'aumônier pour le régiment de la Chaudière. Il a participé au Débarquement de Normandie et il a reçu la Croix de Guerre pour ses efforts. Il avait été ordonné prêtre en 1931. Il est décédé en 1987.

Paul Hubert, inspecteur

Cliquez pour agrandir cette imageNé le 26 octobre 1893, aux Îles-de-la-Madeleine, Paul Hubert fut un inspecteur d'école respecté et un intervenant social de premier plan. Après des études dans l'enseignement, il s'engage comme instituteur, puis devient inspecteur d'école à Rimouski en 1919, ce qui l'amène à parcourir la région de Rivière-du-Loup à Gaspé. Il profite de ses déplacements pour créer des cercles d'études pour parfaire la formation des institutrices. Il s'inspire de la formule pour créer des cercles coopératifs, souhaitant, par l'éducation, aider les plus démunis à comprendre et à améliorer leur situation. Il fonde à Rimouski en 1939 une coopérative de consommation, la Ménagère, qu'il présidera jusqu'en 1947. Il s'engage dans une multitude d'organismes de la région, préoccupé par les inégalités sociales. En 1964, on donne son nom à la première école secondaire régionale, l'actuelle école Paul-Hubert. Il mourut le 27 décembre 1958.

James-Joseph Jessop, maire

Cliquez pour agrandir cette imageJames-Joseph Jessop s'est fait remarquer en tant qu'avocat de talent et comme maire de Rimouski. Fils d'un père irlandais et d'une mère canadienne-française, il est né le 25 novembre 1891 et c'est à Newport, en Gaspésie, qu'il passe les premières années de sa vie. Après des études au Séminaire de Rimouski et à l'Université Laval, il est admis au barreau et ouvre un cabinet d'avocats à Rimouski. Intéressé par la politique, il présente un discours structuré et un programme réaliste qui le conduisent à la mairie de la ville, en 1937. Son mandat fut de courte durée car il meurt deux ans plus tard, le 14 janvier 1939. Plusieurs développements ont eu lieu sous son court règne : le siège social des activités forestières de Price Brothers s'implante à Rimouski, la station de radio CJBR voit le jour, la nouvelle gare ferroviaire est construite et le cinéma Cartier ouvre ses portes. Un boulevard a été nommé en l'honneur de Monsieur Jessop.

François-Xavier Légaré, syndicaliste

Cliquez pour agrandir cette imageFrançois-Xavier Légaré naît à Rimouski le 20 janvier 1916. Sensible à la cause des ouvriers, il a contribué à l'amélioration de leurs conditions de vie par ses activités syndicales. Parallèlement à ses occupations professionnelles (agent d'assurance, journaliste), il s'engage auprès de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). En 1941, lors d'une grève des employés de la compagnie Price Brothers, il met sur pied le premier syndicat de Rimouski. Il devient ensuite, pour l'Est du Québec et la Côte-Nord, agent d'affaires pour la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC, ancêtre de l'actuelle Confédération des syndicats nationaux, la CSN). Il a participé à la création de nombreux syndicats. Il a occupé d'importantes fonctions syndicales jusqu'à se retraite, en 1976. Il a par la suite créé un groupe populaire, les Retraités à l'action, qui offrait un service d'impression pour les organismes bénévoles. Il est décédé le 24 mars 1986.

L'abbé Ernest Lepage, botaniste

Cliquez pour agrandir cette imageNé à Rimouski le 1er juin 1905, Ernest Lepage fut un botaniste chevronné. Ordonné prêtre en 1929, il est d'abord vicaire de la paroisse de Saint-Moïse pendant trois ans avant de retourner aux études, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, puis à l'Université Laval, où il obtient une maîtrise en sciences agricoles. Il enseigne à l'École d'agriculture de Rimouski, tout en menant de nombreux travaux de recherche à titre de botaniste. Il explore les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, puis il part à la découverte du grand nord du Canada. Au fil de ses expéditions, il constitue un herbier comprenant plus de 35 000 espèces de lichens, de mousses et de plantes. Certaines plantes sont baptisées en son honneur. Il a été curé de Saint-Simon de 1961 à 1975. L'UQAR lui a décerné un doctorat honorifique en 1977. Il s'éteignit le 4 janvier 1981.

Roland Martin, hôtelier

Cliquez pour agrandir cette imageRoland Martin s'est initié au métier d'hôtelier auprès de sa mère, Lumina, propriétaire d'une petite auberge de quatre chambres, sur la rue Saint-Edmond. Né le 31 mai 1909 à Rimouski, Roland étudie au Séminaire de Rimouski, puis au Collège de Montmagny. En 1929, les Martin font construire un hôtel plus spacieux, l'Hôtel Saint-Louis, et Roland en deviendra propriétaire en 1939. L'édifice brûle en 1946, mais Roland décide de le rebâtir l'année suivante, sur le même site. En 1963, après quelques agrandissements, l'hôtel compte 90 chambres. Roland acquiert ensuite un hôtel à Luceville, le Manoir Saint-Laurent. Il s'implique aussi dans la construction et dans le domaine sportif, notamment au Club de golf du Bic et dans une écurie de chevaux. Hôtelier consciencieux, Roland Martin est décédé le 10 mars 1988.

Albert Michaud, marchand

Cliquez pour agrandir cette imageNé au Bic le 1er janvier 1890, Albert Michaud a développé un véritable carrefour commercial à Rimouski. Après des études au Séminaire de Rimouski, il travaille, à partir de 1909, avec son frère Octave, propriétaire d'un magasin général sur la rue Lavoie. En 1915, Albert achète tous les actifs de commerce, qui prend le nom de Magasin Albert Michaud inc. En 1921, il démarre un commerce de vente de voitures, Michaud Automobiles. Marchand prospère, il appuie financièrement des équipes sportives et divers organismes. Durant la Crise des années 1930, il se montre généreux avec les citoyens. Dans les années 1950 et 1960, d'autres commerces s'ajoutent : Meubles Michaud, Quincaillerie Michaud, Épicerie Michaud et même une compagnie de placements. Il a été conseiller à la Ville de Rimouski pendant 17 ans, président de la Chambre de commerce et marguillier. Il est décédé le 27 septembre 1972.

François Moreau, cultivateur

Né en 1844, François Moreau est un cultivateur de Saint-Anaclet qui, un jour de septembre 1881, assassine sa femme, Démérise Roy, en lui assenant plusieurs coups de hache. Il a été le premier meurtrier condamné à la pendaison dans la région de Rimouski. Il mourut en 1881.

Louis-Joseph Moreault, médecin et politicien

Louis-Joseph Moreault a été maire de Rimouski pendant 18 ans et député provincial pendant 17 ans. Deux records! Il est né le 4 juillet 1882 à Saint-Octave-de-Métis. Après des études au Séminaire de Rimouski puis à l'Université Laval en médecine, il s'engage comme chirurgien à l'hôpital rimouskois, où on apprécie sa compétence. Il aime aussi la politique. Après quatre années comme conseiller municipal, il devient maire en 1919 et il occupera ce poste jusqu'en 1937. En parallèle, il assume le rôle de député provincial. Au cours de son règne, il préside à la construction d'un nouvel hôpital, plus spacieux, dont il devient chirurgien en chef. Il contribue au développement de l'agriculture. Il dote Rimouski d'un nouvel Hôtel de ville et d'un stade couvert. Il s'éteint le 1er janvier 1943. Une rue et un édifice portent aujourd'hui son nom.

Lisette Morin, journaliste

Cliquez pour agrandir cette imageNée le 10 janvier 1924, à Saint-Félicien, Lisette Morin a exercé une forte influence sur le monde culturel rimouskois. Femme de lettres, enseignante, conseillère municipale : cette dame a cumulé plus d'un titre au cours de sa vie. C'est néanmoins à sa carrière de journaliste qu'elle a consacré la majeure partie de son énergie. Après avoir travaillé comme secrétaire, elle débute sa carrière de journaliste en 1953, à l'hebdomadaire rimouskois Le Progrès du Golfe, occupant tour à tour les postes de reporter, chroniqueuse et rédactrice en chef. Elle a aussi été chroniqueuse à la radio CJBR, critique littéraire au Devoir, enseignante en journalisme à l'UQAR. Femme passionnée et indépendante, elle exerça son métier jusqu'à son décès en 1993.

Jean-Baptiste Paradis, cordonnier

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1901, Jean-Baptiste Paradis est un cordonnier de formation. Il a eu un important commerce qu'il a transmis à ses enfants et petits-enfants. La cordonnerie est aujourd'hui le magasin Fillion Sport, présent sur la rue Rouleau à Rimouski, mais aussi dans une dizaine de boutiques au Québec. Monsieur Paradis est décédé en 1981.

Alexandre Savard, le dernier pendu

Né en 1912, Alexandre Savard est la dernière personne à avoir été pendue à Rimouski. C'est arrivé derrière le Palais de Justice de la rue de la Cathédrale, le matin du 14 juin 1935. Il n'avait que 23 ans. Son crime? Après avoir mis enceinte sa belle-sœur, Yvonne Lebel, il tue le nouveau-né afin d'effacer les traces de l'adultère et d'un bébé illégitime. L'enfant porta, pendant neuf jours, le prénom de Marie-Noëlla-Gisèle. C'est un bourreau ontarien qui fit monter Monsieur Savard sur l'échafaud car le seul bourreau qui couvrait tout le Québec était occupé ce jour-là. On rapporte que beaucoup d'enfants ont assisté à la pendaison. Ce fut la dernière pendaison de l'histoire de Rimouski, qui en compte trois en tout.

Raymond Sirois, gestionnaire

Raymond Sirois fut président de la compagnie Québec-Téléphone pendant près de 20 ans. Né le 26 janvier 1927 à Saint-Épiphane, il complète une maîtrise en sciences commerciales à l'Université Laval. À compter de 1948, il occupe divers emplois au sein de la compagnie de téléphone, jusqu'à assurer les fonctions de président et de chef de la direction de Québec-Téléphone, de 1974 jusqu'en 1992. Il siège également à de nombreux conseils d'administration, dans plusieurs domaines (assurances, radio, chambre de commerce, etc.). Il a mis sur pied la Fondation du Centre hospitalier régional de Rimouski. Il s'éteignit le 24 septembre 1994. La piste cyclable qui longe le littoral, entre l'embouchure de la rivière Rimouski et le secteur du Rocher-Blanc, porte son nom.

Soldats du XVIIIe siècle

Cliquez pour agrandir cette imageÀ l'été 2003, des archéologues ont mis à jour à Rimouski des sépultures datant du début des années 1700. Cette découverte a été faite lors de travaux d'excavation qui ont précédé la construction de la salle de spectacle de Rimouski. À cet endroit avait été érigé le premier cimetière de Rimouski, qui a été en fonction de 1712 à 1883. Dans une fosse commune de ce cimetière, près de 150 soldats avaient notamment été inhumés. Les corps retrouvés ont été par la suite enterrés dans le cimetière Saint-Germain, sur la rue Saint-Jean-Baptiste Est.

Sœur Anne-Marie Turgeon, religieuse

Cliquez pour agrandir cette imageNée en 1881 à Laurierville, Anne-Marie Turgeon a été reçue chez les Ursulines de Rimouski, en 1902, sous le nom de sœur Marie de l'Incarnation. Elle a été nommée supérieure de cette communauté en 1924 et, à ce titre, elle a contribué activement à la fondation de la première École normale de Rimouski ainsi qu'à celle d'Amqui. Dans sa vie, elle a aussi assuré la direction de trois écoles, à Matane et à Rimouski, en plus d'occuper le poste de supérieure locale et provinciale de sa communauté religieuse pendant 24 ans. Elle s'est éteinte le 4 juin 1980, à l'âge de 99 ans.

Cimetière Le Bic

Jean-Pierre Arseneau, pionnier

Jean-Pierre Arseneau est l'un des pionniers du village du Bic. Sa date de naissance est inconnue, mais il aurait été enterré au cimetière du Bic en 1810. On raconte que cet homme d'origine acadienne aurait été sauvé de la Déportation par sa mère alors qu'il n'était qu'un bébé. Il se serait installé en squatter à la pointe du Vieux-Bic, à l'emplacement actuel du Club de golf.

Geneviève Canuel, « sorcière »

Née en 1787 au Bic, Geneviève Canuel, dit Mère Batoche, était considérée un peu comme une sorcière. Elle habitait sur une presqu'île, à l'embouchure de la Rivière-Hâtée. Sa maison était centenaire. Elle disait pouvoir contrôler les éléments, par exemple changer les marées ou la direction du vent. Il semble que certains pêcheurs qui l'ont provoquée ont retrouvé leur bateau enlisé dans le sable... Elle ne travaillait pas vraiment, mais elle louait ses terres à des cultivateurs. Ceux-ci l'aidaient un peu en lui donnant du poisson. À la mort de son mari, elle commença à s'habiller d'une manière spéciale, toujours avec le petit chapeau qu'elle avait porté le jour de ses noces. Très croyante, elle avait sa place à l'église. Lors d'une visite à sa maison, le curé la trouva morte gelée, durant l'hiver 1883. Elle avait 96 ans. Elle est enterrée au cimetière du Bic.

Hélène Chénard, enseignante

Cliquez pour agrandir cette imageNée en 1913, Hélène Chénard a fait carrière en enseignement pendant de nombreuses années, avant de prendre sa retraite à la fin des années 1960. Elle s'intéresse par la suite à la généalogie, remontant aux ancêtres de plusieurs familles du Bic et publiant ses recherches. Décédée en 2004, elle est inhumée au cimetière du Bic.

Isidore Côté, développeur

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1881, Isidore Côté fait partie de la famille Côté, très influente dans l'histoire du Bic. Son père, Paul Côté, fut capitaine de milice et artisan du développement de la paroisse du Bic. Isidore a suivi les traces de son père et il a contribué à consolider la communauté aux plans civil et religieux. Il est décédé en 1964 et il est enterré au Bic. Il a laissé une descendance importante, dont Jean Lesage, qui est devenu premier ministre du Québec en 1960 et qui a été l'un des pères de la Révolution tranquille.

Jules Gagné, jeune accidenté

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1858, Jules Gagné est mort en 1877, à seulement 19 ans, à cause d'un bête accident. Voici l'histoire : le 14 juin 1877, Monseigneur Jean Langevin, évêque de Rimouski, rend visite aux citoyens de la municipalité du Bic. En son honneur, on lui fait une commémoration et on souhaite tirer quelques coups de canons pour souligner cet événement solennel. Ainsi, un canon est installé sur le mont Saint-Louis et c'est le jeune Jules qui est mandaté pour charger et déclencher le canon. Une mauvaise manœuvre fit que Jules fut atteint par un tir de canon et qu'il en mourut. Le 2 août suivant, on fit ériger une croix de bois pour rappeler ce triste décès. En 1925, une croix de fer remplaça celle en bois. On suppose que le canon utilisé provenait d'un navire qui avait fait naufrage autrefois, près de l'île du Bic.

Émile Gagnon, notaire et écrivain

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1895, Émile Gagnon est notaire de profession. Il commence son greffe à Saint-Fabien pour le déménager au Bic par la suite. Amateur de littérature, il est l'auteur du roman Une fille est venue, dont l'intrigue se déroule au Bic. Décédé en 1983, sa dépouille se trouve au cimetière du Bic.

Gérard Gagnon, soldat

Cliquez pour agrandir cette imageNé au Bic en 1915, Gérard Gagnon a été canonnier-soldat durant la Deuxième Guerre mondiale. Il est chargé de tout ce qui a trait aux missiles de longue portée. Membre de l'Artillerie royale canadienne, il fait partie des hauts gradés de l'armée. À la guerre, beaucoup de gens meurent autour de lui. C'est cependant lors d'un congé, pendant une simple baignade à Saint-Jean, sur l'île d'Orléans, que Gérard se noie, à l'été 1943. Vers la fin de l'après-midi, une vague l'a emporté. Deux journaux ont fait mention de l'accident. Il n'avait que 28 ans. Il est inhumé au cimetière du Bic.

Marie-Louise Malenfant, victime de la Grippe espagnole

Née en 1890, Marie-Louise Malenfant (née Cimon) fut l'une des victimes de la Grippe espagnole au Bic. Ce village n'a pas été épargné par cette terrible épidémie qui a touché le monde entier d'une façon sauvage. Marie-Louise est décédée en 1918 et son corps se trouve dans le cimetière du Bic.

Louis-Isidore Rioux, photographe

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1878, Louis-Isidore Rioux est un photographe qui résidait au Bic. Il est l'auteur de nombreuses photos et images du Bic et des environs, au début du 20e siècle. Plusieurs de ses photos sont archivées dans les voûtes du Musée McCord, à Montréal, dans le Fonds d'archives photographiques Notman. Il décède en 1957 et il est enterré au cimetière du Bic.

Arthur Saint-Pierre, navigateur

Cliquez pour agrandir cette imageNé en 1869, Arthur Saint-Pierre commence à piloter des navires dès l'adolescence, dans le sillage de son père navigateur. Au cours de sa vie, Arthur devient propriétaire de plusieurs navires. Il évitera un naufrage avec son équipage au large de l'île Saint-Barnabé. Il meurt en 1921. Il est enterré au Bic.

Paul-Émile Turcotte, forgeron

Cliquez pour agrandir cette imageNé le 10 février 1910, Paul-Émile Turcotte s'est fait connaître comme forgeron au Bic. Jeune, il travaille avec son père dans les chantiers. Comme il aime beaucoup les chevaux, il entreprend une carrière de forgeron. C'est Monsieur Napoléon Beaulieu qui lui montre les ficelles du métier. La forge à Napoléon était un lieu de rencontres où les hommes forts du village venaient s'affronter pour lever des enclumes. Paul-Émile gagnait à tous coups! Il aimait aussi monter à Québec, à l'hippodrome, pour voir les courses de chevaux, avec son fils Bertrand. En 1945, Paul-Émile ouvre sa propre boutique de forgeron, qui est devenue à son tour un lieu de rencontres. Il s'occupe du ferrage des chevaux jusqu'à sa retraite, en 1985. Il est mort le 30 août 1997 et il est enterré au cimetière du Bic.

Cimetière Notre-Dame du Sacré-Cœur

Pascal Parent, éducateur

Cliquez pour agrandir cette imageC'est en bonne partie grâce à la détermination du visionnaire Pascal Parent si, dans les années 60, Rimouski a réussi à obtenir une université. Né à Sacré-Cœur le 7 mai 1923, Pascal Parent est ordonné prêtre en 1949. Professeur de philosophie au Séminaire de Rimouski, il s'implique, dès 1964, dans la création d'un Comité régional pour l'implantation d'une université à Rimouski. À cette université, l'UQAR, qui voit le jour en 1969, il sera successivement directeur des études, puis vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, avant d'occuper les fonctions de recteur, de 1977 à 1982. Il a aussi été un curé apprécié à Mont-Joli, de 1975 à 1977, et à Sainte-Blandine, de 1982 à 1994. Ses funérailles ont été célébrées en la cathédrale de Rimouski, le 28 décembre 2011. L'abbé Pascal Parent a reçu un doctorat honorifique de l'UQAR et la bibliothèque de Sainte-Blandine porte son nom.